Mission

Dans la politique culturelle des Etats-nations, la­ création, la diffusion et la circulation­ des produits et des biens culturels occupent­ une place prépondérante,­ pour être déterminantes dans leur construction et dans­ la marche des peuples.

Des structures­ spécifiques et appropriées sont investies de ces missions exaltantes qu’elles réalisent sous la conduite de ministres chargés de la Culture.­

Ce sont des complexes culturels qui jouissent d’une certaine autorité en matière d’action culturelle si la culture, dans son sens le plus large, le plus transversal «­… peut être considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent une société ou un groupe social­».

­Au Sénégal, le Grand Théâtre National, fleuron du parc culturel dont il est la première réalisation,­ fruit de la coopération sénégalo-chinoise, l’unique Grand Théâtre en Afrique,­ devient, par son contenu et ses objectifs, un des moteurs de la politique culturelle et notamment de la traduction concrète de la vision du Chef de l’Etat dans­ le secteur de la culture.

­­ La mission de protection et de promotion de la diversité­ des expressions culturelles de nos communautés et terroirs est aussi forte que celle de connaissance des peuples et des cultures du monde, un pas vers l’Autre.

Le Grand Théâtre National est ainsi un instrument privilégié dans l’enracinement dans nos valeurs et la sauvegarde de nos repères mais aussi dans notre quête permanente de l’Autre.

Par ses missions de création, de production, d’accueil et de diffusion des cultures à travers tous les vecteurs­: les arts de la scène­ou arts vivants, le cinéma et l’audiovisuel, la création de mode, les arts visuels, les savoir-être et savoir-faire, le Grand Théâtre, pôle d’excellence, est un laboratoire de création et de diffusion de produits et d’événements culturels.

Il intervient dans le dialogue des cultures et des civilisations.­

De la Chine au vieux Continent, du Moyen Orient au Continent africain, du sous Continent indien au nouveau Continent, les planches du Grand Théâtre ont apporté au peuple sénégalais des souffles nouveaux, des cultures vécues sous d’autres cieux. Ce fut à travers les spectacles des moines Shaolin, des marionnettes israéliennes, des danseurs de Béjart de Lausanne, du Flamenco d’Espagne et bientôt de l’Inde, des Pays Bas, de la Roumanie, du Qatar, de l’Afrique du Sud, du Burkina Faso, du Mali, de la Russie, du Brésil et des Etats Unis d’Amérique.

De ses planches et de ses espaces polyvalents de conférences, de séminaires, de workshops, de master-classes de danses, de rencontres et d’échanges, de défilés de­ mode, le Grand Théâtre puise au plus profond de nos racines pour étaler les différentes facettes de notre culture.

Des traditions en voie de perdition sont exhumées par le Grand Théâtre par un hommage rendu à des hommes et des femmes célèbres qui ont porté et vulgarisé nos traditions. C’est le cas du Pekaan de Galaye Aly Fall, dans le Fouta, en 2014, du «­Noyane­» de Saloum Dieng Koutal, dans le Sine-Saloum, en 2015 et plus tard, de Doudou Ndiaye Coumba Rose, de Yandé Codou Séne et tant d’autres.

Il forme et encadre des jeunes talents dans les différentes disciplines artistiques, et participe à la promotion des minorités qui mérite toute notre attention.­