Présentation

Cinquante deux ans après son indépendance, le Sénégal égrenait un nouveau bijou culturel : Le Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose (photo ci-contre), l’un des musiciens africains les plus célèbres du xxe siècle, « le mathématicien des rythmes, le grand maître des tambours, capable de diriger cent batteurs sur plusieurs rythmes en même temps ». Il est classé par l’UNESCO « Trésor humain vivant » en 2006 .

Une merveille implantée au cœur de la capitale sénégalaise, dotée d’un parking de 3000 m2 et d’un espace vert . C’est un imposant bâtiment de­ 4 étages, qui offre sécurité et confort. Il s’ouvre sur un hall de 1250 m2, pour les banquets et autres cérémonies.

Temple de l’Excellence, il dispose d’un espace de 250 places pour les séminaires, d’une salle de documentation, d’un système de surveillance électronique moderne, géré par des professionnels Son luxe­ resplendit partout, ses salles de maquillage invitent à des spectacles illustres. Le Grand théâtre, c’est encore d’agréables loges et une salle de 1800 places, à la dimension des milieux du grand monde.

Sa vocation est de porter au sommet la danse, le théâtre, la mode et toutes les musiques. Son­ écran de 15 m2, sert à valoriser le cinéma et le savoir. Alors, venez maintenant vous épanouir au Grand théâtre !

Historique

La construction du Grand Théâtre National a été financée à hauteur de quinze milliards de francs CFA par la République Populaire de Chine. Le Sénégal s’est occupé de la voirie, de l’assainissement, du raccordement au réseau électrique, au téléphone et à l’internet, pour environ deux milliards de francs cfa. Les travaux ont démarré en décembre en mars 2011.

Bâti sur une superficie d’environ trois hectares, le Grand Théâtre National a une capacité de 1800 places. Il a­ six étages, 206 pièces, notamment des loges, des salles de répétition, des bureaux, des salles de conférences, des locaux techniques, un centre de documentation, une salle de réunion, un grand hall d’exposition et de performance.

Il est doté d’équipements­­ultra modernes­ de son et de lumière.

Le Grand Théâtre National a été inauguré le 15 avril 2011 par l’ancien ­Président Abdoulaye Wade.

Questions sur le Grand Théâtre

Dans la politique culturelle des Etats-nations, la­ création, la diffusion et la circulation­ des produits et des biens culturels occupent­ une place prépondérante,­ pour être déterminantes dans leur construction et dans­ la marche des peuples.

Des structures­ spécifiques et appropriées sont investies de ces missions exaltantes qu’elles réalisent sous la conduite de ministres chargés de la Culture.­

Ce sont des complexes culturels qui jouissent d’une certaine autorité en matière d’action culturelle si la culture, dans son sens le plus large, le plus transversal «­… peut être considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent une société ou un groupe social­».

Le Grand Théâtre National est ainsi un instrument privilégié dans l’enracinement dans nos valeurs et la sauvegarde de nos repères mais aussi dans notre quête permanente de l’Autre.

Par ses missions de création, de production, d’accueil et de diffusion des cultures à travers tous les vecteurs­: les arts de la scène­ou arts vivants, le cinéma et l’audiovisuel, la création de mode, les arts visuels, les savoir-être et savoir-faire, le Grand Théâtre, pôle d’excellence, est un laboratoire de création et de diffusion de produits et d’événements culturels.

Il intervient dans le dialogue des cultures et des civilisations.

Au Sénégal, le Grand Théâtre National, fleuron du parc culturel dont il est la première réalisation,­ fruit de la coopération sénégalo-chinoise, l’unique Grand Théâtre en Afrique,­ devient, par son contenu et ses objectifs, un des moteurs de la politique culturelle et notamment de la traduction concrète de la vision du Chef de l’Etat dans­ le secteur de la culture.

La mission de protection et de promotion de la diversité­ des expressions culturelles de nos communautés et terroirs est aussi forte que celle de connaissance des peuples et des cultures du monde, un pas vers l’Autre.

De la Chine au vieux Continent, du Moyen Orient au Continent africain, du sous Continent indien au nouveau Continent, les planches du Grand Théâtre ont apporté au peuple sénégalais des souffles nouveaux, des cultures vécues sous d’autres cieux. Ce fut à travers les spectacles des moines Shaolin, des marionnettes israéliennes, des danseurs de Béjart de Lausanne, du Flamenco d’Espagne et bientôt de l’Inde, des Pays Bas, de la Roumanie, du Qatar, de l’Afrique du Sud, du Burkina Faso, du Mali, de la Russie, du Brésil et des Etats Unis d’Amérique.

De ses planches et de ses espaces polyvalents de conférences, de séminaires, de workshops, de master-classes de danses, de rencontres et d’échanges, de défilés de­ mode, le Grand Théâtre puise au plus profond de nos racines pour étaler les différentes facettes de notre culture.

Des traditions en voie de perdition sont exhumées par le Grand Théâtre par un hommage rendu à des hommes et des femmes célèbres qui ont porté et vulgarisé nos traditions. C’est le cas du Pekaan de Galaye Aly Fall, dans le Fouta, en 2014, du «­Noyane­» de Saloum Dieng Koutal, dans le Sine-Saloum, en 2015 et plus tard, de Doudou Ndiaye Coumba Rose, de Yandé Codou Séne et tant d’autres.

Il forme et encadre des jeunes talents dans les différentes disciplines artistiques, et participe à la promotion des minorités qui mérite toute notre attention.­